Comme ils sauront, la pharmacienne Lilly et l'Association pour l'Investigation de Dysfonctionnement Sexuel dans les Premiers soins (AIDS-AP) ont rendu publique une étude de vie sexuelle et d'indispositions sexuelles des hommes espagnols. Dans le communiqué de presse (je n'ai pas trouvé l'étude dans le web), ils se réfèrent tout le temps aux hommes espagnols, après avoir présenté les résultats, comme si l'enquête sur laquelle l'étude est basée était représentative des hommes espagnols, de ceux de 18 à 95 ans, dans ce cas. L'une des données les plus diffusées par les journaux est celui de 42 % "des hommes espagnols" qu'il souffre d'un dysfonctionnement érecteur.
Dans le communiqué de presse on ne nous dit beaucoup plus sur comment l'échantillon est obtenu. On mentionne ce critère que 720 centres ont communiqué par toute Espagne et qui a été sélectionné à des hommes de 18 à 95 ans. On ne nous dit pas, par exemple, quand il a eu lieu le travail de champ. Oui on commente que 58 % avaient 50 ans ou plus.
En réalité, l'enquête ne peut pas être représentative. L'échantillon est obtenu des hommes qui se présentent à une consultation de premiers soins pour tout motif, mais non tous les hommes se présentent au médecin de premiers soins avec la même fréquence. Par exemple, il part plus pour le médecin à mesure qu'augmente l'âge, comme un correspondant peut être vérifié facilement avec les données de la dernière Enquête Nationale de Santé, de l'INE, à 2006. Alors, il s'était présenté à une consultation médicale dans les quatre dernières semaines 61 % des hommes de 75 ans ou plus, mais seulement 22 % de 18 à 24. De plus, indépendamment de l'âge, ceux qui sont plus sains iront moins au médecin que ceux qui sont plus blets.
Malgré les peu de données qu'ils offrent, deux d'eux suffisent pour nous rendre compte de ce que l'échantillon n'est pas représentatif.
D'une part, s'il l'était, le pourcentage d'individus de 50 ans ou il serait plus de 38 %, comme il peut être calculé par les données d'estimations de l'actuelle population (le 1 janvier 2009) de l'INE, et non de 58 % comme ils consolident. Comme on pouvait attendre, en tenant en compte les règles d'assistance au médecin par des âges, son échantillon est trop "vieux".
D'autre part, probablement par la même raison (celle d'un âge moyen trop élevé) ou par la raison de que ceux qui arrivent plus sont les moins sains, une autre donnée suggère aussi que l'échantillon n'est pas représentatif. Ils disent dans le communiqué de presse que 39 % souffraient une hypertension artérielle. Cependant, dans l'Enquête Nationale de Santé (ENS) déjà cité, d'il y a trois ans, les hommes (de 16 ans ou plus) qui déclaraient avoir une hypertension artérielle étaient 17 % ou 19 %, selon l'indicateur qui s'utilise. Plusieurs moins, dans tout cas. (1)
Prenez cette étude (bon, ce communiqué de presse) comme exemple du problématique d'extrapoler à l'ensemble de la population les données obtenues du public qui se présente au médecin, surtout pour étudier un comportement ou des caractéristiques, dans ce cas, maladies clairement associées à la fréquence de l'assistance aux consultations médicales.
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(1) Ils disent aussi qu'à 22 % des sondés il impute "la maladie de la prostate". Avec l'ENS nous savons qu'ils disent avoir des problèmes de prostate diagnostiqués par un médecin 7 % des hommes de 16 ans ou plus, c'est, un tiers. Un diabète aurait 16 % de l'étude de Lilly, en face de 6 % dans l'ENS. Et 37 % auraient le haut cholestérol, par 15 % dans l'ENS.
Sunday, March 14, 2010
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