Monday, March 15, 2010

La classe politique comme problème de l'Espagne dans les baromètres du CIS (un graphiques curieux LXXXV)

Comme ils savent, aujourd'hui le CIS a publié les résultats de son baromètre de septembre, assez pointé sur des questions de vie privée dans Internet et dans d'autres enceintes. Jetez-lui un coup d'oeil.
J'ai profité des nouvelles données pour actualiser une série que je n'ai jamais publiée dans Wonkapistas, bien que puisse avoir approcheté son moment. Il s'agit de quelques séries qui recueillent les mentions à des problèmes relatifs à la classe politique (des partis politiques, les hommes politiques, le gouvernement, la corruption et la fraude...) depuis qu'ils peuvent être suivis facilement dans Internet, c'est, depuis automne 1994. J'ai élaboré ces séries comme réponse à une piste qu'un lecteur (Víctor Marín) m'a passé, en m'alertant d'une augmentation possible de la mention des problèmes politiques dans la question classique du CIS sur les trois problèmes principaux de l'Espagne.
Certes, quand l'un se met à examiner cette question il se rend compte de ce qu'il faut considérer l'ensemble de réponses et de ce que pas toujours le CIS a codé de la même façon les réponses relatives à ce que nous pourrions appeler la classe politique comme problème. Enfin, il ne reste plus, le remède à recueillir toutes ces codifications dans le même graphique pour voir si nous nous faisons une idée de comment changent les choses. Ici ils l'ont (ils savent déjà, cliquez dans lui pour l'agrandir).

Effectivement, les mentions spontanées codées comme "la classe politique, les partis politiques" mènent en grandissant depuis encore quelque chose d'un an, bien que vers printemps 2007 ils fussent à un niveau peut-être supérieur. Ils montent aussi les mentions "au gouvernement, aux hommes politiques et aux partis". Ils tendent à monter également les mentions à "la corruption et la fraude", bien qu'ils suivent à des niveaux bajísimos (1,2 % en septembre 2009), ayant atteint des niveaux supérieurs dans les temps récents (proches de 3 % à la fin de 2006).
Bien que ne puisse pas être tracée en arrière une évolution stricte des deux premières séries, nous comptons avec les autres similaires : "des problèmes politiques" et "une crise / situation politique". Les deux suggèrent que la mention de ce type de problèmes était très supérieure dans 1994/1995, ce qui n'est pas étonnant, puisque nous nous trouvions dans une situation de crise politique quasipermanente : un gouvernement du parti socialiste espagnol dans une minorité, en gouvernant un pays immergé dans une crise économique très profonde, et inondé dans une série interminable de scandales de corruption politique, ou plus graves (cas GAL).
En fait, l'une des séries a oui une certaine continuité, celle des mentions de la corruption et de la fraude. Comme on voit, il a atteint des niveaux maximaux (33 %) en janvier 1995 et il s'est maintenu, à la baisse, à des niveaux relativement hauts jusqu'à un février 1996 (21 %), juste avant les élections générales de mars de cette année.
De toute façon, bien que nous ne puissions pas établir la continuité des séries avec clarté (mais oui, plus ou moins, dans le cas de la corruption), nous savons que nous disposons de la question classique dans laquelle l'interviewé émet un jugement sur la situation politique (très mauvaise, mauvaise, régulière, bonne, très bonne). Il est facile de construire un indicateur avec cette question depuis un février 1995.
Dans cette occasion, à l'opposé des graphiques de tendances politiques que j'ai publiées d'autres fois, l'indicateur de situation politique est construit ainsi : % de "très mauvais" + % de "mauvaise" - % de "bonne" - % de "très bon". Le pis la situation politique, il monte plus l'indicateur, et vice versa. Le voyez dans le graphique suivant, qui inclut plus les données du graphique précédent cette nouvelle série.

Comme ils peuvent vérifier, l'indicateur de situation politique transmet, grosso une manière, la même information que l'ensemble déjà commenté d'indicateurs, puisqu'il semble être relié bien avec ceux-ci. Dans des temps récents, la perception de la situation politique a remarquablement empiré, de manière que, mesurée avec l'indicateur dont nous parlons, il serait à son pire niveau (46 %) depuis un janvier 1996 (52 %). Mais oui, encore assez lui reste pour arriver au maximum historique, d'un juin 1995 (65). Des paris sont admis...

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